jeudi 11 novembre 2010
Akihabara était en quelque sorte, avec Shibuya, LE passage obligé de notre séjour à Tôkyô. C’est donc, compte tenu de sa proximité à partir de notre appartement, le quartier que nous avons choisi de visiter en premier lieu. Situé à cheval sur les arrondissements de Chiyoda et de Taitô, ce quartier est célèbre pour ses très nombreuses boutiques d’électronique. Il est connu dans le monde sous le nom de Akihabara Electric Town (秋葉原電気街, Akihabara Denki Gai).

En sortie de la gare, nous parcourons quelques dizaines de mètres en direction de la rue commerçante principale du quartier, constatant par-là même avec une agréable surprise que plusieurs rues adjacentes proposent également leurs choix de produits électroniques par dizaines. Akihabara ne se limite donc pas à une seule grande rue, mais propose quelque balade un poil plus longue.
 
Reste que ce n’est pas la dimension du trajet offert pour la découverte qui compte, mais plutôt celle des magasins du quartier : comme partout en effet, et peut-être encore plus ici qu’ailleurs, le développement se fait non à l’horizontale mais à la verticale. Chaque bâtiment propose alors au minimum cinq étages, occupés par un seul comme par dix magasins différents. Il convient donc d’étudier précisément, pour chaque nouveau bâtiment investi, le sommaire détaillé de chaque étage. Ce qui permettra de gagner du temps en évitant les omniprésents rayons (voire étages) plus hentai que pornographiques.
 
On trouve à Akihabara une marchandise assez ciblée : elle représente pour une moitié des composants informatiques, et pour l’autre du matériel vidéoludique. Bien sûr, manga, OST et autres appareils ménagers restent présents bien que plus discrets. Ici, Laox vendra des cartes, barrettes et consommables informatiques de tous types, et tous les périphériques imaginables. Là, Gamers proposera les nouveautés du jeu vidéo sur chaque console, à côté de stocks d’invendus bradés et d’innombrables jeux d’occasion. A tel point qu’il peut arriver, si l’on ne lève pas la tête vers des kanji ou kana pendant quelque temps, de se croire transporté à Hong Kong tant l’électronique prend une place omniprésente dans cet univers.
 
La réclame s’est imposée en reine ici, entre les publicités sonores et visuelles, les rabatteurs, ou encore les vendeurs aux méthodes éprouvées. A ce titre, Akihabara est peut-être l’un des plus touristiques des quartiers de la capitale japonaise. Les vendeurs duty free s’expriment en plusieurs langues, renforçant cette impression d’éclectisme des populations et atténuant le choc des cultures. Mais c’est peut-être une fois la nuit tombée qu’Akihabara dévoile tous ses charmes. Les lumières artificielles redoublent de présence et d’intensité, épaulés par des bruitages électroniques par milliers, issus des bornes d’arcade comme des irasshaimase! incessants ou du rabattage répétitif, pour définir l’environnement inhabituel et post-moderne d’un tel quartier.
 
Vous l’aurez donc compris à travers cette description, en se promenant dans Akiba (diminutif de Akihabara) nous croisons multitudes de magasins vendant le dernier cri des appareils électroniques (une sorte de Montgallet super évolué pour les parisiens), des boutiques de mangas et des salles d’arcade proposant Pachinko (パチンコ, croisement entre un flipper et une machine à sous, géré par les yakuza) et jeux-vidéos plus traditionnels.
Akihabara
Akihabara
Akihabara
Nous visitons donc de nombreux magasins typiquement japonais : très étroits mais s’élevant du plusieurs étages et redécouvrons de vieux (et très vieux) jeux vidéos et références de notre enfance.
Mur à 100 yensMario KartSlimeCaptain TsubasaChopper
Une autre particularité de ce quartier est la présence de « Maid » (めいど), femmes déguisées en servante/maitresse de maison faisant la promotion sur le trottoir des rues d’Akibahara pour les Maid Cafés, cafés pour "otaku"(mais pas seulement, on y a croisé des couples, des familles et pas mal de touristes !) où l’on se fait servir par ces Maid déguisés. Nous en avons testé 3 dont 1 à Ikekuburo. 
En entrant dans un de ces cafés, les serveuses accueillent les clients en leur souhaitant bon retour à la maison (okaerinasai), qui est une formule de politesse normalement utilisée à la maison lorsque quelqu'un est de retour. Elles appellent les clients maître (goshujin-sama) et maîtresse (ojōsama, litt. fille d'une famille distinguée).
MaidMascotte et Amélie
Toutes les serveuses sont jeunes, kawaii (mignonne) et portent un uniforme de domestique, qui est traditionnellement composé d'une robe noire et d'un tablier blanc. Si les uniformes sont différents, ils sont généralement accompagnés de rubans, bonnets et accessoires kawaii tel que des oreilles de chat. Certains cafés emploient aussi des hommes, qui portent aussi des vêtements de serviteur, mais leur rôle est souvent moins important que celui des maid.
Les maid café, comme la plupart des cafés, servent des boissons, repas et desserts, mais le menu ne se limite généralement pas à la nourriture. De nombreux cafés proposent aussi des jeux, photos personnalisées avec une maid et articles promotionnels dans leur menu. La facture finale peut inclure un prix d'entrée (environ 500 yen) et une consommation au minimum est obligatoire.
À Akihabara, les maid café se situent souvent dans des petites rues ou aux étages d'édifices et il est généralement impossible de voir à l'intérieur du café sans y entrer, les rendant donc difficiles à trouver sans une carte ou des indications. C'est pour cette raison que de nombreuses maid distribuent des dépliants promotionnels à la sortie electic town de la station de train JR de Akihabara et dans les grandes rues du quartier.
 http://www.oneinchpunch.net/wordpress/wp-content/uploads/2009/06/maid-cafe.jpg
Après avoir bien marché dans le quartier nous nous sommes dirigés vers une des plus grandes salle d’arcade d'Akihabara tenu par Sega où Sebastian (le pseudo de mon frère qui adorait l'entendre de la bouche des japonaises) s'est vu délester de quelques centaines de yens aux UFO (Machine avec des pinces que l’on dirige horizontalement puis verticalement pour accrocher le lot de son choix...
On a l'impression que c'est impossible mais il paraît que certaines personnes au Japon gagnent leur vie en revendant le fruit de leur cagnotte aux UFO, d'ailleurs Sebastian avait la rage en voyant des mecs sortir de la salle d'arcade avec des sacs pleins de figurines, peluches, biscuits et autres consoles de jeux facilement gagnés !)
Quant à moi j'ai eu la grande joie de tester et même de finir un jeu (dont j'ai oublié le nom) de chez Konami qui consiste à manier des capteurs que l'on se fixe aux mains (un peu comme avec la wii ou Kinect) et de bastonner avec ses propres poings les différents ennemis et boss qui se présentent...Un gros jeu de bourrin en somme mais qui m'a fait transpirer comme à l'entrainement !!! J'ai adoré !!!!


Jusqu’aux sept coups de l’horloge du soir, qui sonnent l’heure de la retraite pour nombre de commerçants, éteignant néons et mégaphones jusqu’au lendemain matin pour une nouvelle journée de labeur fatiguant. Confinés dans du matériel haut de gamme vendu au rabais, tel que le veut la tradition de Akihabara.
Direction la gare pour 15 min de trajet jusqu’à notre résidence à Kagurazaka. Demain visite du quartier d’Ueno avec son parc, ses temples, ses musée et son zoo ^^

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Oh Mon Dieu......
Quel séjour extraordinaire tu as du passer !!

Merci de nous faire partager j'adore !!

Anthony...

Hige a dit…

Ca pour être extraordinaire....C'était magique !!! J'essaye de poster le reste des billets très vite !

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Hige
Salut les amis ! Alors je me présente, je m’appelle Saïd, j’ai 26 ans, ai fini mes études de communication en 2010 et depuis 2008, je suis des cours de japonais. J’adore les arts martiaux et les sports de combat en général. Depuis 2009, je découvre la boxe anglaise, mais avant cela, j’ai eu la joie de pratiquer le Kung-fu, le Tae Kwon Do, l’Aïkido, et le Shorinji Kempo. Mes centres d’intérêts sont la publicité, les nouvelles technologies, les jeux vidéos, la lecture, les mangas et animes mais la plus grande reste le Japon. Mon rêve le plus cher a toujours été de m’y rendre et de m’y installer temporairement. J’ai donc crée Fairy Geek pour vous faire partager mes passions high tech, et Fairy Kuni afin de ne jamais oublier qu’en 2010, mon rêve est devenu réalité. J’espère que vous prendrais autant de plaisir à me lire, que moi à vous écrire ! ^^ Merci pour votre attention et n’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous voudrez ! Mata ne* ! (*A+)
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